Nyoiseau

Histoire

L'histoire de Nyoiseau

1109.

Nioiseau n’est encore qu’un lieu-dit de la grande paroisse de Saint-Aubin-du-Paveil traversée par l’Oudon.

Salomon, disciple de Robert d’Arbrissel fondateur d’une abbaye double à Fontevraud, choisit de se retirer en un hallier sur les rives de l’Oudon pour y établir un ermitage. Il convertit à sa cause le seigneur local, Gaultier de Nioiseau qui fait don de ses biens à l’ermite pour ajouter une abbaye accueillant des bénédictines.le cloître [3]

1516. Autour de l’abbaye devenue royale avec François 1er, se développe tout un bourg de plus en plus prospère avec ses artisans, ses tenanciers, ses foires de la Saint-Marc et de la Madeleine.

1631.

Avec l’appui de la 32e abbesse, Madame Françoise Roy, Nioiseau suffisamment peuplé devient à son tour paroisse autonome avec église, presbytère et cimetière. Pierre Gaschot en est le premier curé.

1638. Année marquée par une terrible épidémie de peste : entre le 19 juillet et le 31 août, sont inhumés au cimetière et même dans la campagne, plus de 100 Nyoisiens.

1792. Avec la Révolution Française et la nationalisation des biens de l’Eglise, est créée la commune de Nyoiseau avec sa mairie et son école dans l’enceinte de l’abbaye. Le premier maire est Pierre Roy.

1794. Après l’expulsion des religieuses, des luttes fratricides entre gardes républicains et chouans, un projet de convertir le couvent en caserne, voire en prison, déclenchent la colère d’un Nyoisien et l’incendie volontaire de l’église abbatiale et des bâtiments attenants.

1833. Pour cause de rébellion politique, la jeune commune de Saint-Aubin-du-Pavoil est dissoute : 2/5 de son territoire sont rattachés à Nyoiseau ainsi quintuplé, le reste allant à Segré.Cité du Bois II [4]

1912. Alors que la population vit surtout d’agriculture, la Société des Mines de Fer de Segré achète des concessions à Nyoiseau, fait appel aux habitants pour exploiter le filon, construit des cités minières à Charmont, Brèges et Bois2. D’autres mineurs travaillent aux ardoisières de Misengrain à Noyant-la-Gravoyère. La conjoncture économique défavorable oblige à interrompre les deux exploitations dans les années 1980.

1980. La commune crée une zone industrielle pour aider à la reconversion des ouvriers. Plusieurs entreprises s’y installent ainsi que dans les bâtiments de surface de la mine y compris dans l’ancienne école au cœur de la cité minière.

2000. Le carreau de la mine retrouve une nouvelle vie depuis l’implantation d’artistes, sculpteurs, peintres, enlumineur, menuisier d’art et autres, groupés sous l’appellation Centrale 7. Ils exposent régulièrement leurs œuvres.

Nyoiseau perpétue une tradition pittoresque, la Vente des Morts le jour de la Toussaint. Un braillou anime cette vente à l’encan. Les dons proviennent du jardin, de la chasse, de la pêche, de la cuisine, de la cave et des savoir-faire nyoisiens. La recette sert à faire célébrer des messes pour les défunts de la paroisse.

                






Liens

  [1] http://www.nyoiseau.fr/index.php
  [2] http://www.nyoiseau.fr/index.php?module=Contenus&tid=2&filter=pub_category^sub^355
  [3] http://www.nyoiseau.fr/data/mediashare/hp/kr4cg08e7zo39cwpm1c26bl0177n9d-pre.jpg
  [4] http://www.nyoiseau.fr/data/mediashare/xx/cmda97367g8ped16zuuw2byxzjlc4h-pre.jpg