
Le relais paroissial de Nyoiseau :
Depuis 1993, Nyoiseau avec d’autres paroisses traditionnelles avoisinantes, fait l’expérience d’un vaste regroupement sous le nom de Saint-René-en-Pays-Segréen.
La nouvelle paroisse compte 15 relais : Aviré, Bourg-d’Iré, La Chapelle/Oudon, Châtelais, Chazé/Argos, La Ferrière-de-Flée,
[3] L’Hôtellerie-de-Flée, Louvaines, Marans, Montguillon, Nyoiseau, Ste-Gemmes-d’Andigné, St-Martin-du-Bois, St-Sauveur-deFlée, Segré.
Pourquoi Saint-René ? René Goupil né à 8 km d’ici, à Saint-Martin-du-Bois, partit au Canada exercer la chirurgie avant de se faire jésuite. Martyrisé là-bas en 1642, il fut canonisé en 1930.
St-René est administré par une équipe d’animation paroissiale (EAP) : des prêtres, Jean Cherbonnier, curé, Bertrand Chevallier, coopérateur, René Piffard, retraité. Mais aussi des laïcs, Anne-Marie Augeul, Catherine Cottier, Christian Gilquin, Isabelle Malabeux, Delphine Quelin, Pascale Couvrand : élus par la communauté, ces laïcs reçoivent un mandat de 3 ans, renouvelable une fois.
Dans chaque relais, un correspondant également élu, fait le lien entre l’EAP et ses concitoyens.
À Nyoiseau, deux correspondantes se partagent la responsabilité.
Le Centre Pastoral Renaissance, près du supermarché U, rue Léon-Foucault à Segré, avec son service d’accueil, sa librairie, son secrétariat, ses archives, ses salles de réunion, est un lieu privilégié d’information.
À l’origine, Nyoiseau au confluent de l’Araise et de l’Oudon, n’est qu’un lieu-dit de la grande paroisse de St-Aubin-du-Pavoil.
Là, au début du 12e siècle, l’ermite Salomon fonde une abbaye bénédictine autour de laquelle se développe tout un village.
5 siècles plus tard, en 1631, à la demande de l’abbesse et de la population locale, Mgr Rueil, évêque d’Angers, crée la paroisse autonome de Nyoiseau. Son premier curé, Pierre Gaschot, habite un presbytère tout neuf, accolé à la nouvelle église flanquée de son cimetière. Le dernier prêtre résident au presbytère est Ernest Pantais, décédé en 1993.
Les registres paroissiaux de Saint-Aubin et de Nyoiseau sont conservés en notre mairie. Nous y retrouvons les noms et signatures des 24 curés qui se sont succédés à la tête de la paroisse.
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Jean-Baptiste Maugars (1751-1789) qui fait construire l’actuelle chapelle du cimetière, fait un legs de 2000 livres à l’hôpital de Château-Gontier.
Vincent Lemoine (1789-1791) chassé par les révolutionnaires, remplacé par Gabriel Bellepaule, assermenté, réintègre après 5 ans, son presbytère de Nyoiseau, où il meurt (1796-1809).
René Huger (1844-1882) On lui doit l’église actuelle : haussement, allongement de 5 m, avec grand perron, clocher extérieur, report de l’autel à l’ouest, décoration, travaux terminés en 1860.
Elie Oger (1894-1899) Il passe commande de nouveaux bancs, offre un des 4 vitraux, fait installer l’éclairage électrique dans l’église.
Pierre Sarrazin (1899-1941) Les anciens Nyoisiens restent marqués par la forte personnalité de ce curé, musicien, lettré, entêté jusqu’à résister aux employés de la sous-préfecture. Au cours des deux guerres mondiales, il lui revient d’annoncer les deuils. Il fait ériger le monument aux morts du cimetière. Il y est inhumé dans la chapelle.
Louis Mauget (1946-1956) Il se réjouit de la construction au Bois2 de la chapelle Sainte-Barbe, construite par les mineurs, décorée par Pampo, exilé espagnol.
Pierre Lecoindre (1956-1984) À la colonie du Cormier fondée avec le Père Masson d’Orveau, il gagne son surnom de Tonton Pierre. Il dirige le nouvel aménagement du sanctuaire dans l’esprit de Vatican II : autel monumental démonté remplacé par un autel bas réalisé à partir de la chaire. En 1984, il se retire a à la cité du Bois2, devient le premier chroniqueur du Petit Nyoisien. Il décède en octobre 2005, âgé de 97 ans.